On peut donc ranger mes ouvrages sous l’enseigne de la sculpture, et du volume.
Les pièces sont, en général, réalisées à l’échelle 1.
La taille humaine et la grandeur nature les aident à se raccrocher au réel mais ne les empêchent pas de raser les murs sur la pointe des pieds, en toute discrétion.
Tout est à sa place comme il se doit.
Conçus généralement en fonction du lieu de présentation, ces volumes y tentent une cohérence spatiale.
Les points communs aux réalisations se révèlent être en orbite autour d’une détermination à rendre accessible et à traiter de la modestie.
L’intérieur domestique, la maison et les formes qui leur appartiennent meublent ces bricolages visiblement maladroits dans un élan d’économie.
La construction reste visible lorsqu’on s’approche.
Le carton et le papier sont essentiellement présents et suffisent aux ambitions formelles visées.
Leur légèreté et leur communauté sont des caractères non négligeables quant au sens qu’ils lèguent aux œuvres.
Une économie domestique qui affiche le caractère mnémonique du travail, en en appelant à la présence du lieu.
Le revêtement mural est le support idéal du décor feint et de l’illusoire, du trompe l’oeil annoncé. Le mimétisme obtient une bonne place dans cette recherche de confusion.
La prégnance des motifs rendant le souvenir visuel, le papier peint fait la star et permet aux assemblages de se fondre dans le décor, à la recherche d’un confort dans l’étonnement.
Le sourire est visé, au travers de l’ironie et de l’intention de faire attention à l’alentour.
© Clémentine Carsberg